Etat général des fonds d'archives conservés par la bibliothèque de la Fondation Maison des sciences de l'homme

par Julien Pomart, responsable des Archives de la Fondation Maison des sciences de l'homme

Présentation

Cote

1

Intitulé de l'unité documentaire

Etat des fonds conservés par la Fondation Maison des sciences de l'homme

Date de l'unité documentaire

1808-2014

Description physique

Nombre d'unités de niveau bas

155

Dépôt :

Service archives de la Fondation Maison des sciences de l'homme

Date de création de la description

lundi 17 juin 2013

Date de dernière modification de la description

vendredi 6 janvier 2017

Contenu

    • Type : groupe
          • Programme MICECO : Programmes de recherches en coopération sur l'Europe centrale et orientale • 1991-2007
          • Programme PECO : Programme de coopération en sciences sociales avec l'Europe Centrale et Orientale • 1973-2010
          • Programme Inde et Asie du Sud • 1974-2010

            Ce programme de la FMSH qui existe depuis plus de trente ans, d'abord exclusivement franco-indien, s'est ouvert ensuite aux autres pays de l'Asie du Sud : Pakistan, Sri Lanka, Népal et Bangladesh. Son objectif n'a pas seulement pour but de favoriser le développement d'un intérêt réciproque pour la société de l'autre afin de développer des comparaisons, mais aussi de faire interagir des chercheurs français ou européens avec des scientifiques de haut niveau venant d'Inde et d'Asie du Sud et de leur donner l'opportunité de sortir des paradigmes anglo-saxons dominants qui forment, langue de travail oblige, leur référence internationale majeure.

            Le champ couvert est très étendu : sciences politiques, économie du développement, finances, management, éducation, démographie, sociologie, études féministes, histoire, philosophie, linguistique, littérature. Ces recherches, qui touchent à des questions de société essentielles, impliquent un désenclavement important des chercheurs et une participation fréquente des représentants des administrations, de la société civile, des milieux économiques.

            Le programme Inde et Asie du sud depuis plusieurs années a élargi le réseau international de ses coopérations scientifiques. Celles-ci se font maintenant avec l'Algérie, le Brésil et l'Afrique du Sud. Parmi les chercheurs partis en mission dans le cadre du « programme bilatéral », deux spécialistes de l'Asie Centrale coopèrent avec des spécialistes indiens de cette région. Un économiste travaillant sur la Chine entreprend un travail comparatif avec l'Inde Une collaboration étroite s'est instaurée avec la British Academy et plusieurs chercheurs indiens et français dans le domaine judiciaire. La FMSH aide chaque année des chercheurs du Népal à venir participer à des réunions scientifiques.

          • Programme de coopération internationale avec la Chine • 1976-2010

            Le programme de coopération avec la Chine est établi depuis les années 1980. Il comporte principalement des invitations et des projets scientifiques.

          • Directeurs d'Études Associés (DEA] • 1976-2010

            Créé en 1975, à l'initiative de Fernand Braudel en accord avec le Secrétariat d'Etat aux universités, Direction des enseignements supérieurs et de la recherche, le programme « Directeurs d'Etudes Avancés » (DEA) est le plus ancien et le plus important programme de mobilité internationale de la Fondation Maison des Sciences de l'Homme. Il permet d'inviter des personnalités scientifiques étrangères originaires de tous les continents.

          • Programme franco-allemand • 1976-2010

            Depuis les années 1980, la Fondation Maison des sciences de l'homme Paris anime un programme franco-allemand de coopération scientifique qui s'inscrit dans la politique scientifique générale de la Fondation : promouvoir les recherches en sciences humaines et sociales en mettant en relation institutions, équipes et chercheurs issus de toutes les disciplines des SHS et de tous les pays du monde.

            Le programme franco-allemand fait partie intégrante du Programme Europe de la FMSH et s'articule autour de plusieurs objectifs. Le premier est de faciliter les échanges intellectuels et scientifiques franco-allemands dans un cadre européen et plus largement international. Le second consiste à contribuer au développement interdisciplinaire des recherches en SHS.

          • Programme Russie-CEI • 1978-2009

            Le programme de coopération Russie et CEI a pour objectif de mettre en rapport direct, dans une optique de longue durée, les équipes de chercheurs ex-soviétiques et français, autour d'intérêts et de projets de recherche commun.

            Les coopérations scientifiques se mènent

            - pour la Russie, avec la plupart des grands instituts de l'Académie des sciences en SHS, les universités de Moscou (MGU, RGGU, Haut Collège d'économie...), Saint-Pétersbourg (université d'Etat, université européenne, etc.), ainsi que de nombreuses universités de province

            - en Ukraine, avec notamment l'Académie Mohyla et l'Académie nationale des sciences

            - dans les républiques d'Asie centrale et du Caucase, avec les principales universités en sciences humaines et les académies des sciences.

            Actions mises en oeuvres:

            • Aide à la mobilité par l'octroi de bourses de courts séjours
            • Soutien à des projets de recherches
            • Soutien à des manifestations scientifiques, colloques, séminaires, tables-rondes, en France ou dans les pays de la région
            • Soutien à des publications, le plus souvent dans la suite d'une recherche ou d'une manifestation en partenariat avec la FMSH
            • Collaboration avec le programme international d'aide aux bibliothèques pour les pays de la région.
          • Programme Europe • 1981-2007

            Au cours des années 1980, la FMSH a complété l'architecture de sa plate-forme de coopération scientifique à l'échelle non seulement de l'Union européenne élargie mais de tout le continent. Selon des modalités différentes, des chercheurs et des institutions scientifiques de nombreux pays européens sont devenus des partenaires réguliers de la Fondation Maison des sciences de l'homme. Ces partenariats, généralement construits dans un premier temps sur des bases bilatérales, se traduisent le plus souvent par des opérations scientifiques multilatérales, associant plusieurs partenaires européens, mais également extra-européens.

            La FMSH met cette fonction de plate-forme de coopération à la disposition de chercheurs et enseignants/chercheurs français, comme à celle de chercheurs et universitaires étrangers. Des équipes et des chercheurs appartenant à différentes communautés nationales de recherche sont ainsi à l'initiative de la création de réseaux et de projets de coopération scientifique. Toute université ou institution de recherche française est éligible pour participer aux programmes scientifiques de la FMSH ou pour accueillir à travers eux des chercheurs étrangers.

          • Programme Japon • 2001-2009

            Le Programme Japon a été créé en 2003-2004 dans le but de mettre à profit le réseau de relations né de 30 années d'échanges avec les institutions japonaises et de lancer des actions dans une perspective de collaboration et de dialogue sur les grands phénomènes de civilisation : anthropologie, philosophie, modes de vie, environnement, économie.

            Conformément à ses objectifs principaux, le Programme Japon s'efforce de mettre en œuvre des actions de coordination de recherche (rencontres et publications) sur les thèmes définis avec ses partenaires, et des activités de diffusion de la recherche tournées vers un public élargi : expositions, conférences, documents audiovisuels.

            Dans ce programme où une place importante est donnée aux rapports de l'homme avec l'environnement, les axes principaux sont les suivants :

            Relation ville et environnement (Politiques culturelles et économiques - Espace vide et paysage urbains)

            lnteraction environnement et alimentation.

          • Programme Régional France - Amérique latine - Caraïbe (PREFALC) • 1995-2004

            Ce programme de coopération universitaire concerne la totalité des disciplines, et non pas seulement les SHS, et déborde les champs habituels d'intervention de la FMSH. Pourtant le rôle de cette dernière correspond à un besoin : elle aide (quand on lui en fait la demande) à définir les projets en fonction des infléchissements souhaités des relations avec l'Amérique latine, et reconnus nécessaires par ses partenaires.

            Ce programme fait une large place à l'intervention de non-spécialistes des régions concernées dans les différents masters et, à ce titre, il entre parfaitement dans les perspectives d'échanges souhaités par la FMSH, c'est-à-dire davantage fondés sur l'excellence disciplinaire que sur la spécialisation géographique. La FMSH contribue en outre à assurer une synergie entre certains projets SHS retenus et d'autres programmes visant à la mobilité des chercheurs ou des étudiants, ou avec certains de ses projets propres.

          • Le Laboratoire européen de psychologie sociale (leps) a été créé en 1976 à la Fondation Maison des sciences de l'homme à Paris. Sa création venait renforcer et développer des courants originaux mais disparates d'une psychologie sociale européenne naissante.

            La Fondation Maison des sciences de l'homme a décidé la création et le développement d'un Laboratoire européen de psychologie sociale (LEPS) dirigé par des chercheurs européens. Le LEPS a été le premier réseau international de la MSH destiné à affirmer une discipline en expansion, sur le plan européen.

            Créé par un noyau de chercheurs de l'Europe du Nord-Ouest, il s'est élargi progressivement, dans les années 1980, aux pays d'Europe du Sud et du Nord. Durant les années 1990, à l'Europe de l'Est.

          • L'Équipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias (ESCoM) a été créée sous l'intitulé "Centre de Recherche Interlangue" (C.R.I.) en 1991 par Charles Morazé, Président de la Commission Nationale des Études Interculturelles et membre fondateur de la Fondation Maison des Sciences de l'Homme, et François de Labriolle, alors Président de l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO).

            A l'origine, le C.R.I. s'est défini comme un centre de recherche spécialisé dans la description sémiotique et la modélisation de données lexicales, textuelles et discursives en vue de leur exploitation par des voies informatiques.

            Le changement d'intitulé du C.R.I. en "Équipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias" (ESCoM) est intervenu en 1995 suite aux élargissements progressifs et à une réorientation sensible des activités de recherche du centre travaillant dès lors principalement sur des problématiques théoriques et pratiques qui concernaient à la fois:

            • la sémiotique, le traitement de l'information et l'ingénierie des connaissances (la cognitique);
            • la sémiotique de la culture et la communication interculturelle;
            • la sémiotique du texte et, plus particulièrement, du document audiovisuel;
            • les technologies du numérique pour la gestion et l'exploitation de patrimoines de connaissances.

            Les activités de recherche et de développement à l'ESCoM s'organisaient autour d'une équipe d'une dizaine de chercheurs et ingénieurs financés par des projets de R&D nationaux (dont projets ANR) et internationaux (dont projets Européens), par la FMSH, le Ministère de l'Education Nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (MENESR). Depuis sa création, Peter Stockinger, Professeur des universités à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) à Paris, fut le directeur de l'ESCoM.

            En 2001, l'ESCoM devint un service de recherche de la Maison des Sciences de l'Homme. Ses principales missions concernaient :

            • la mise en place, gestion, exploitation et conservation de patrimoines de connaissances à l'aide des technologies du numérique;
            • la définition et la conduite des activités de R&D sémiotiques et informatiques débouchant sur des utilisations de plus en plus diversifiées et "personnalisées" des fonds documentaires numériques composant des archives ou bibliothèques numériques.

            Dans le cadre de ses activités de recherche en sémiotique audiovisuelle appliquée aux technologies du numérique, l'ESCoM a ainsi mis en place, en 2001, le vaste programme "Archives Audiovisuelles de la Recherche" (AAR) consacré d'une part à la constitution, la diffusion et l'exploitation de corpus audiovisuels en ligne et d'autre part au développement d'un environnement de travail numérique pour la mise en place et la gestion d' "archives audiovisuelles" en ligne.

            En France, l 'ESCoM entretenait des relations de travail avec un certain nombre de services, centres et établissements de recherche et d'enseignement, d'institutions publiques ainsi que de sociétés privées. Ces relations concernaient le plus souvent des coopérations scientifiques et techniques dans les domaines de l'ingénierie sémiotique, du génie documentaire et de la production, circulation et conservation de connaissances sur support numérique.

            De par le fait que son directeur, Peter Stockinger, y enseignait la sémiotique et les nouvelles technologies de l'information, l'ESCoM entretenait des rapports privilégiés avec l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INaLCO), notamment avec la filière "Formation et communication interculturelle".

            Un réseau de coopération scientifique permanent dans le domaine de la sémiotique appliquée à la production, gestion et exploitation de patrimoines de connaissances s'est constitué en 2001 et regroupait des chercheurs et ingénieurs de l'ESCoM, de l'INA Recherche, du LIRMM de l'Université de Montpellier III etdu LEIRIA de l'Université d'Angers.

            A travers ses projets de R&D internationaux, l'ESCoM entretenait par ailleurs des relations suivies avec un réseau de centres et établissements de recherche établis en France, en Europe et en Amérique du Nord et du Sud (Argentine, Bolivie et Brésil).

            La FMSH a mis fin aux activités de l'ESCoM le 1er janvier 2016 et s'est dotée d'un service de production audiovisuelle. Le fonds documentaire a été intégré à Canal-U.

          • Biologie et vie sociale • 1977-1981
          • Programme Cinéma • 1999-2009

            Ce programme a pour objectif de penser les apports du cinéma à la ville, en travaillant sur plusieurs métropoles européennes dans une perspective comparatiste et interdisciplinaire.

            La démarche s'organise autour d'un premier questionnement : étudier ce que le cinéma, dans ses multiples formes (pas uniquement la salle), fait à la ville, davantage en termes d'utilisation que de représentation, et ce que la ville peut proposer au cinéma en termes d'espace, de lieux de tournage, de promotion, voire même de financement.

            Fortement structuré autour d'un réseau de recherche européen, le programme réunit des partenaires diversifiés : universitaires, chercheurs, professionnels du cinéma et des bibliothèques.

            Les objectifs scientifiques de ce programme peuvent se définir en quatre grands groupes :

            - Recherche : inventaire de personnes et de films ; études de réception ; publications ; ressources mises à la disposition de la communauté scientifique

            - Formation : intégration de séminaires de DEA et de sujets de thèses sur le thème du programme dans différentes équipes universitaires ; intégration de jeunes doctorants dans les activités du programme

            - Aspect patrimonial : bibliographies, recherche de documents et exploitation d'archives, ouvrages de référence…

            - Valorisation de la recherche et événements : colloques, expositions, festivals et rétrospectives.

          • Formes, Formalismes et Données Sensibles (F2DS). Recherches historiques, philosophiques et mathématiques • 1997-2006

            L'équipe expérimentale F2DS animée par Dominique Flament a été mise en place à la FMSH en 1995 en commun accord avec Maurice Aymard et Charles Morazé. Cette équipe a constitué un groupe de recherche de haut niveau en épistémologie et en histoire des sciences exactes.

            Son principal objectif est de mener une réflexion historique, épistémologique et mathématique sur ce qu'il est convenu d'appeler "géométrie" et sur les différentes relations que cette "géométrie" entretient avec d'autres champs disciplinaires, qu'ils soient immédiatement ou de façon plus subtile, confrontés à celle-ci.

            L'hypothèse sous-jacente à ce projet est que l'histoire des sciences, et peut-être même plus spécifiquement celle des deux derniers siècles, nous aidera à "comprendre" le développement, les problèmes et les pratiques des sciences contemporaines, qu'il s'agisse des sciences qualifiées autrefois de sciences "dures" ou des sciences humaines et sociales.

            Activités

          • Groupe de travail sur le féminisme • 2000-2005
          • Programme International d'Études Avancées (PIEA) • 2001-2007

            Le Programme International d'Études Avancées (PIEA) de la Fondation Maison des sciences de l'homme a fonctionné entre 2001 et 2007, en collaboration avec l'université Columbia, pour encourager la recherche conjointe menée par de petits groupes de chercheurs de diverses nationalités travaillant en commun pendant trois mois sur un projet bien défini.

            Les projets sont soumis à un double examen, une première fois par le Comité international d'évaluation de la FMSH réuni à Paris, puis par le comité scientifique du Columbia Institute for Scholars at Reid Hall, à New York.

            Les groupes invités sont hébergés à la Maison Suger, où ils organisent généralement une journée d'études. Ils disposent de bureaux à Reid Hall, où séminaires et réunions sont également organisés.

            Tous les champs de la recherche en sciences sociales, pris au sens le plus large - et donc ouverts aussi bien à l'histoire des sciences, à l'approche socio-politique du droit, à l'économie, qu'aux sciences sociales stricto sensu, peuvent être abordés.

            L'esprit du programme, les modalités de candidature et les conditions offertes aux chercheurs des projets retenus sont précisés sur le site du programme où l'on trouve également les rapports d'activité des groupes, les références des ouvrages parus, et les enregistrements vidéo de colloques ou d'entretiens réalisés par l'Equipe sémiotique cognitive et nouveaux médias (ESCOM) de la FMSH.

            Depuis sa création à la mi-2001 à la fin de l'année 2007, le Programme a accueilli 16 projets. Les 62 chercheurs étrangers invités à ce jour sont venus des Etats-Unis (Stanford, Columbia, Chicago), de Russie (Académie des Sciences, entre autres), de Grande Bretagne (Cambridge, Londres), de Chine (Pékin), d'Inde, (New Delhi, Calcutta), du Brésil (Porto Alegre, Sao Paulo), mais aussi d'Allemagne (Heidelberg, Hambourg, Berlin, Postdam), d'Italie, d'Espagne, de Suède, de Suisse, de Slovénie, de Hongrie, de Turquie, d'Israël, d'Argentine, du Chili, d'Uruguay, du Sénégal, du Pakistan, du Népal.

            Ce programme s'est transformé en 2007 en Institut d'études avancées - Paris.

          • En 2007, la Fondation Maison des sciences de l'homme a créé et porté l'Institut d'études avancées de Paris avec l'appui de l'Ecole des hautes études en sciences sociales et de l'Ecole normale supérieure Ulm, dans la continuité d'un Programme international d'études avancées (PIEA, 2001-2007). Depuis, elle a assuré son développement et son hébergement, boulevard Raspail puis au France, ainsi qu'à la Maison Suger.

            L'IEA de Paris s'est renforcé en devenant en 2011 une association Loi 1901 regroupant 13 universités et grands établissements de recherche et d'enseignement supérieur d'Ile-de-France. En novembre 2013, l'IEA de Paris poursuit son déploiement et s'établit dans l'Hôtel de Lauzun, sur l'Île Saint-Louis, avec le soutien de la Ville de Paris et de la Région Ile-de-France.

            L'Institut accueille des chercheurs de renommée internationale, qu'il accompagne en organisant des séminaires, colloques et réunions scientifiques, de préférence avec le concours de collègues français. La durée des séjours varie de cinq à neuf mois. Chaque candidature est soumise à une évaluation approfondie, fondée sur l'excellence du projet et la carrière du chercheur.

        • Créée à l'initiative de Fernand Braudel par Clemens Heller, la bibliothèque de la Fondation Maison des sciences de l'homme a ouvert ses portes en 1970 au 54 boulevard Raspail dans le 6ème arrondissement de Paris.

          Ses fondateurs ont conçu un lieu de recherche spécialisé en sciences humaines et sociales à vocation internationale, axé sur l'inter- et la pluridisciplinarité.

          La constitution du fonds, multilingue et multisupport, s'est élaborée dans le respect de l'esprit qui a présidé à la création de la Fondation : accompagner la recherche dans ce qu'elle a de novateur. La politique documentaire actuelle continue de suivre les grandes orientations de la recherche en SHS.

          La Bibliothèque intègre depuis 2010 un pôle archives chargé de la collecte, du traitement, de la conservation, de la communication et de la valorisation des archives institutionnelles de la FMSH ainsi que d'autres fonds d'archives qui lui sont confiés.

        • L'UDLE a été créée en 1974 avec l'appui du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) en tant que service de la FMSH.

          Ses activités furent animées par les chercheurs du Centre international de recherche sur l'environnement et le développement (CIRED) et le Centre de recherche sur le Brésil contemporain (CRBC) de l'EHESS, dirigés respectivement par MM. Jean-Charles Hourcade, Directeur de recherche au CNRS, et lgnacy Sachs, Directeur d'études à l'EHESS, et coordonnées à celles du Groupe Développement, environnement et prospective et du groupe de coopération francobrésilienne.

          L'UDLE a été créée afin de répondre aux besoins des chercheurs et organismes intéressés par les problèmes de l'écodéveloppement au plan international:

          - par la collecte et la diffusion de la documentation et de l'information ouvrages, rapports d'études, colloques, périodiques, etc.

          - par la maintenance d'un réseau international de correspondants et de contacts (chercheurs, enseignants, professionnels, associations, etc., travaillant sur les problèmes d'environnement et de développement;

          - par l'accueil de visiteurs (étudiants, enseignants, chercheurs) français et étrangers afin de les aider dans leurs recherches et de les orienter;

          - par la publication d'ouvrages, de rapports, d'un bulletin de liaison sur la recherche environnement/sciences sociales (cf. plus bas).

          L'UDLE a depuis son origine centré ses activités sur les problèmes d'écodéveloppement, faisant une large part aux problèmes d'énergie, tant dans les pays développés que dans les pays endéveloppement. Un réseau international important a alors été créé, concernant 1 500 personnes et institutions répartis dans 110 pays. Un bulletin trimestriel, publié en français et en anglais, permettait d'assurer un lien entre elles et de diffuser l'information. Les Nouvelles de l'écodéveloppement / Ecodevelopment News, ont été publiées de 1977 à 1986, diffusées à 2 000 exemplaires.

          Parallèlement, l'Unité a publié, en collaboration avec le CIRED, deux séries de monographies (la collection des Cahiers de l'écodéveloppernent / Ecodevelopment Studies et les Travaux et études), et quelques guides bibliographiques (Papua-Nouvelle Guinée ; Mozambique ; énergie, environnement et société).

          Un autre bulletin, de volume plus limité, a alors vu le jour, avec pour objectif la diffusion des informations sur les travaux de recherche du réseau écodéveloppement et du CIRED, NEED: Nouvelles environnement, énergie, développement / NEED: News, Environment, Energy, Development, a paru, en français et en anglais, également tiré à 2 000 exemplaires, de 1986 à 1989.

          Pour répondre aux besoins des étudiants en DEA sur la socio-économie du développement, l'Unité a publié en 1987 en collaboration avec le CIRED un Guide de bibliothèques et centres de documentation concernant le développement (Paris et région parisiennne), diffusé par le GEMDEV (Groupement d'intérêt scientifique - Economie mondiale, Tiers Monde, développement).

          A la demande du PIREN (Programme interdisciplinaire de recherche sur l'environnement), maintenant Programme Environnement, du CNRS, l'UDLE a réalisé, sous la responsabilité d'un chercheur du CIRED, Alexandre Nicolon, un recensement des équipes de recherche et chercheurset une bibliographie des travaux de recherche sur l'environnement en France, dans les disciplines du droit, de l'économie, de la sociologie et des sciences politiques (1987-1988). Une base de données a été créée (logiciel mirco-Isis diffusé par l'Unesco). A partir de 1989, des mises à jour ont ainsi été élaborées et un bulletin semestriel a vu le jour, le Bulletin de liaison environnement et sciences sociales, tiré à 300 exemplaires, permettant aux chercheurs, équipes, institutions d'accéder à l'information. Enfin, pour répondre aux besoins des pays d'Europe centrale et orientale et de l'ex-URSS, l'UDLE a réalisé en 1991 et 1992 une action destinée à créer 38 fonds documentaires français sur l'environnement en Bulgarie, Hongrie, Pologne, Roumanie, Républiques Tchèque et Slovaque et CET. Ce projet a été réalisé dans le cadre d'un contrat avec le ministère de l'Environnement, avec l'appui du ministère des Affaires étrangères.

          Source: note de présentation réalisée par l'UDLE [1993]

      • Il s'agit des services administratifs et logistiques.

    • Type : groupe
      • Type : groupe
        • Maurice Aymard • [1980]-[2000]
          Type : document
          Nom de personne : Aymard, Maurice
        • Robert Bonnaud • [1960]-[2013]

          Historien et militant anticolonialiste, Robert Bonnaud (1929-2013) se fait connaître en avril 1957 en publiant dans la revue Esprit un article intitulé « La Paix des Némentchas » dénonçant les massacres perpétrés par l'armée française, auxquels il assiste en Algérie les 25 et 26 octobre 1956. La guerre d'Algérie a une influence déterminante sur lui : l'enseignant spécialiste d'hérésie médiévale devient un militant du FLN, tenant le rôle de porteur de valises. Cela lui vaudra d'être incarcéré aux Baumettes en 1961. Libéré l'année suivante, il devra attendre 1966 avant d'être amnistié et de reprendre sa carrière universitaire. Après un doctorat obtenu grâce à une thèse sur travaux, il enseignera l'histoire et la théorie de l'histoire à Paris-VII-Denis-Diderot.

          Proche de Vidal-Naquet, qui le tiendra pour « le plus scientifique des théoriciens contemporains de l'histoire », Robert Bonnaud est également lié avec Fernand Braudel, qui lui fait passer l'agrégation. Durant cinquante ans, il travaillera à un projet immense, consistant à « mettre l'histoire en système ». Il tentera de dégager des tournants à valeur universelle selon une périodisation établie sur des critères précis et complexes. En 1989 il publiera une synthèse de son travail dans Le Système de l'Histoire, aux éditions Fayard.

          Type : document
          Nom de personne : Bonnaud, Robert
        • Mattei Dogan est un intellectuel français d'origine roumaine. Sociologue, directeur émérite au CNRS, professeur émérite de science politique à l'université de Californie, Los Angeles. Il s'est penché sur les élites, le vote ouvrier, les villes, l'interaction entre le fait religieux et le fait politique.

          Très investi dans les sciences sociales à travers le monde, Mattei Dogan s'est très impliqué dans la recherche par le biais d'associations internationales et de leurs comités de recherche.

          Lui-même se décrit ainsi : "Sociologue politique, mon domaine se trouve à l'intersection de la sociologie et de la science politique. Ma vie professionnelle n'a pas suivi des chemins classiques. En effet, j'ai été et je reste partagé non seulement entre deux disciplines, mais aussi entre deux rôles (chercheur et enseignant), deux pays (France et Etats-Unis), deux champs (sociologie comparative et interdisciplinarité) et trois langues (français, anglais et italien). Au fil des années, j'ai changé de thème: d'abord sociologie électorale, ensuite écologie sociale, puis élites politiques, ensuite comparaisons internationales, sociologie de la science.

          Je fais de mon mieux pour être objectif dans mes recherches, mais il serait hypocrite de prétendre que je n'ai pas une philosophie personnelle qui transparaît parfois dans mes écrits. Par exemple, j'ai toujours dit à mes étudiants qu'il n'existe pas de société aplatie et que toutes les sociétés sont hiérarchisées d'une façon ou d'une autre, parfois d'une manière très complexe. Cela n'est pas seulement une philosophie personnelle mais aussi une vérité sociologique aveuglante.

          Mon cheminement professionnel a changé parallèlement aux changements d'orientation des collègues que j'ai eu la chance de fréquenter quand j'étais encore un jeune chercheur dans le comité de sociologie politique et auquel je me suis intégré très tôt (Lipset, Linz, Rokkan, Rose, Sartori et quelques autres). C'est là que je suis devenu un comparatiste. Tout en restant ancré au CNRS, que je n'ai jamais quitté, malgré les multiples opportunités en France et à l'étranger, j'ai aussi enseigné une partie de l'année aux Etats-Unis en faisant la navette à travers l'Atlantique pendant plus de vingt-deux ans, notamment comme professeur de science politique à UCLA entre 1973 et 1991. J'ai enseigné également à l'Université de Trento (1965-1969), à l'Institut de Statistiques Mathématiques à Tokyo ainsi que aux Universités de Yale et d'Indiana. J'ai beaucoup voyagé dans cinquante pays et je suis allé observer la vie sociale dans des dizaines de villes géantes, ce qui a résulté en l'ouvrage The Metropolis Era." (Texte de présentation envoyé aux Presses universitaires de France en 2008)

          Type : document
          Nom de personne : Dogan, Mattei
        • Annie Duchesne • 1987-1994
          Type : document
          Nom de personne : Duchesne, Annie
        • Georges-Théodule Guilbaud • [1950]-[2000]

          Né en 1912 à Brest, il est élève à l'École Normale Supérieure de 1932 à 1935, année où il est reçu à l'agrégation de mathématiques. Il enseigne cette discipline une dizaine d'années. C'est au sortir de la guerre qu'il publie son premier livre, en collaboration avec Roger Daval, quant à lui agrégé de philosophie.

          Il s'oriente alors vers la recherche en sciences économiques et entre à l'Institut des Sciences Économiques Appliquées (1946-1955), tout en gardant une activité d'enseignement dans divers établissements: faculté de Droit de Paris, École d'Application de l'I.N.S.E.E., Institut des Sciences Politiques, Institut de Statistique de l'Université de Paris.

          Très tôt, Georges-Théodule Guilbaud s'intéresse à l'usage des mathématiques en sciences humaines, persuadé que “les mathématiques ont quelque chose à voir avec toutes sortes de réflexions relatives aux sciences humaines”. En 1955, il prend une direction d'études nommée « Méthodes mathématiques dans les sciences sociales »à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes et fonde, avec son équipe en 1958, le Groupe de mathématique sociale qui deviendra le Centre de mathématique sociale (1967) puis Centre d'analyse et de mathématique sociales (1981).

        • "Je suis né le 18 Janvier 1923 à Satu Mare (Roumanie) où mon père avait une petite industrie de lustres. C'est dans ma ville natale que j‘ai fait mes études primaires et une partie du lycée (7 classes).

          En 1944 j'ai perdu mes parents dans le camp de concentration d'Auschwitz où je fus moi-même interné. Libéré du camp de Buchenwald en 1945, je revins en Roumanie. En 1946 j'ai passé mon baccalauréat à Oradea et je me suis inscrit, la même année, à la Faculté d'Histoire de l'Université de Cluj. Considéré comme un excellent étudiant, je fus envoyé en 1947 en U.R.S.S. où, bénéficiant d'une bourse, j'ai poursuivi et terminé mes études en 1952, à la Faculté d'Histoire de l'Université de Leningrad en me spécialisant dans l'histoire moderne (19ème siècle) du S.E européen et de la Russie.

          Après avoir passé ma licence avec la mention “exceptionnelle”, on m'attribua une nouvelle bourse afin de pouvoir continuer mes études et préparer ma thèse en vue d'obtenir le grade de candidat ès sciences historiques.

          En 1953 je soutins ma dissertation ayant pour sujet “Influence du mouvement révolutionnaire russe (narodnik) en Roumanie entre 1850-1880”. Je retournai la même année en Roumanie où je fus nommé maître de conférences à la Faculté d'Histoire de l'Université “I.C. Parbon” de Bucarest où j'ai tenu les cours suivants:

          • Histoire moderne de la Roumanie
          • Histoire moderne du S.E. européen et de la Russie
          • Un cours spécial de l'histoire du mouvement socialiste en Roumanie

          Je devins en même temps recteur de la section d'Histoire moderne et contemporaine de l'Institut d'Histoire de l'Académie Roumaine. En plus de ces fonctions je fus nommé en 1956, rédacteur-chef adjoint de la revue d'histoire de l'Académie Roumaine “Studii” et rédacteur-chef de la publication de l'Académie roumaine “Etudes et matériaux d'histoire moderne".

          Pendant la même période le présidium de l'Académie roumaine m'a nommé rédacteur responsable adjoint du III-ème Tome du Traité d'Histoire de la Roumanie.

          J'ai commencé mes publications dans diverses revues de spécialité tout en faisant mes études, mes préoccupations étant groupées surtout autour des problèmes suivants :

          • Histoire du mouvement populiste (narodnik) russe
          • Histoire des mouvements sociaux en Roumanie
          • Histoire des relations révolutionnaires dans les Balkans au cours de la seconde moitié du XIX-ème siècle.

          Afin de pouvoir étudier ces problèmes à fond, j'ai entrepris des recherches dans les archives et bibliothèques de Roumanie, Hongrie, Russie, Pologne, Tchécoslovaquie, Allemagne Orientale. J'ai pu me servir de ces documentations grâce à ma connaissance des langues roumaine, hongroise, russe, allemande. En plus je comprends également la langue bulgare.

          En 1955 j'ai publié un livre sur les "Relations révolutionnaires roumano-russes entre 1849 - 1881”. Entre 1954 et 1958 j'ai présenté de nombreuses dissertations aux sessions scientifiques de l'Académie roumaine et j‘ai publié une vingtaine d'études.

          En tant que représentant de l'Institut d'Histoire de l'Académie roumaine, j'ai participé à plusieurs conférences et réunions scientifiques en Hongrie, Tchécoslovaquie et Pologne. A cause de mes fonctions, le C.C. du parti ouvrier roumain m'a donné l'ordre de lutter contre les soi-disantes tendances révisionnistes et contre l'idéologie bourgeoise, de dénoncer mes collègues et de militer dans une direction indiquée par lui. Mais ayant pris déjà dès 1956 une position publique contre le stalinisme et contre l'imposture et la falsification de l'histoire, j'ai refusé et profitant de la première occasion, en juillet 1958, j'ai demandé et obtenu l'asile politique en France où j'ai déjà obtenu mon certificat de réfugié." Georges Haupt, document non daté

          Ces éléments biographiques rédigés par l'historien documentent ses préoccupations scientifiques jusque 1958, année décisive où il s'installe en France. C'est à cette période qu'il rencontre Camille Huysmans, secrétaire du Bureau Socialiste International (BSI) entre 1905 et 1922, qui lui ouvre ses archives. Plus que cela, il les lui confie pour qu'elles soient étudiées, publiées, diffusées. Cette rencontre réoriente profondément l'objet de ses recherches vers l'histoire de la IIe Internationale. Il soutient dès 1962, sous la direction d'Ernest Labrousse, une thèse sur la IIe Internationale publiée en 1964 sous le titre La Deuxième Internationale, 1889-1914. Etude critique des sources. Essai bibliographique. Il devient directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales en 1969.

          Georges Haupt s'est aussi distingué par son activité éditoriale. En 1962 il entre au comité de rédaction de la revue Le Mouvement social, l'année suivante à celui des Cahiers du monde russe et soviétique. A partir de 1963 il dirige la « Bibliothèque socialiste », collection des Éditions Maspéro, qui comptera 40 titres en 1981. Il a aussi dirigé, avec Jean Maitron, aux Éditions ouvrières, la publication du Dictionnaire biographique du Mouvement ouvrier international.

          Georges Haupt est mort le 15 mars 1978 à Rome, laissant plusieurs travaux inachevés: un ouvrage sur l'histoire de la IIème Internationale, son objet d'étude principal de vingt ans de recherche, qui se serait inscrit dans le prolongement de sa thèse, mais aussi d'autres projets comme la publication de la correspondance échangée entre Maxime Gorky et Mikael Bogdanov, avec Jutta Scherrer.

          .

        • Charles Morazé est né le 17 février 1913 en Allemagne. A 17 ans, il sort du lycée français de Mayence bachelier en mathématiques et en philosophie. En 1933, il commence ses études supérieures d'histoire à l'université de Paris. Reçu premier à l'agrégation masculine d'histoire et géographie en 1936, il enseigne l'histoire économique et sociale à l'Ecole libre des Sciences Politiques (Paris) à partir de 1941. A la Libération, il entre à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (4e section).

          Appelé à l'U.N.E.S.C.O dès sa fondation en 1946, Morazé y travaille au projet d'une Histoire du Développement Scientifique et Culturel de l'Humanité, première encyclopédie historique moderne. La même année, il devient l'un des co-directeurs de la revue des Annales, avec Fernand Braudel et Georges Friedmann, aux côtés de Lucien Febvre. En mettant en relation ce dernier et la Fondation Rockfeller, il joue un rôle essentiel dans la création de la VIe section (Sciences économiques et sociales) de l'École pratique des hautes études la même année. Dès 1948, Morazé est nommé à la 6e section, où sa direction d'études est consacrée à la psychologie historique.

          Professeur à l'École polytechnique, à partir de 1958, Charles Morazé est aussi conseiller technique du Général De Gaulle, président du Conseil des ministres, de juin 1958 à janvier 1959. Il est un des membres fondateurs de la fondation nationale des Sciences Politiques, ainsi que de la Fondation Maison des sciences de l'homme, qui a vu le jour en 1963. En 1973, il prend la direction de l'Institut d'études du développement économique et social, et dirige, jusqu'à la fin de sa vie, la Commission nationale des études interethniques.

          En outre, il a été secrétaire général du Congrès international des sciences historiques et vice Président de la Maison Auguste Comte.

          Charles Morazé est décédé le 5 janvier 2003 à Paris.

        • Type : document
          Nom de personne : Morazé, Monique
        • Serge Moscovici • [1970]-[2010]

          ncien directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales de Paris, et l'un des fondateurs de la psychologie sociale, Serge Moscovici a été directeur du Laboratoire de psychologie sociale à l'EHESS et fondateur du Laboratoire européen de psychologie sociale à la Fondation Maison des sciences de l'homme (1976-2006).

          Le travail de constitution puis d'internationalisation de la psychologie sociale par Serge Moscovici a été largement salué par la communauté scientifique. De nombreux titres et distinctions lui ont été accordés et il a ainsi reçu le titre de docteur honoris causa par plusieurs universités et facultés : Bologne, Bruxelles, Genève, Glasgow, Rome, Séville, Jönköping, Iași, Brasilia, Evora… Il est devenu lauréat du prix Balzan pour son œuvre en psychologie sociale en 2003.

        • Michel Wieviorka • 1982-2014
          Type : document
          Nom de personne : Wieviorka, Michel
      • Type : groupe
      • Type : groupe
        • Anvie (Association nationale de valorisation interdisciplinaire de la recherche en sciences humaines et sociales auprès des entreprises) • 1990

          Créée en 1991, l'Anvie (Association nationale de valorisation interdisciplinaire de la recherche en sciences humaines et sociales auprès des entreprises) est née de la volonté conjointe des pouvoirs publics et de dirigeants de grandes entreprises. Hubert Curien, ministre de la Recherche, Michel Crozier, fondateur du Centre de sociologie des organisations, et Bertrand Collomb, président d'honneur de Lafarge, en sont à l'origine. L'Anvie est, dès sa création, soutenue par plusieurs institutions de recherche en sciences de l'homme (CNRS, Maison des sciences de l'homme, École des Hautes Études en Sciences Sociales) et des groupes internationaux.

          L'Anvie a été successivement présidée par Bertrand Collomb (1991-2001) et Jean-Paul Bailly, président du Groupe La Poste, (2001-2010). Elle est aujourd'hui présidée par Jean Monville, président d'honneur de Spie.

        • Association France Union Indienne (AFUI) • 1956-2007

          Fondée en 1956, l'Association France Union Indienne a pour vocation d'offrir un espace de rencontres et de débats à tous ceux qui souhaitent mieux comprendre l'Inde contemporaine.

          Type : document
          Nom géographique : Inde, Pakistan
          Sujet : Fonds AFUI
        • Le Centre international de coordination des recherches sur l'autogestion (CICRA) fut créé en 1976 à Paris sous le statut d'association étrangère domiciliée à la Maison des Sciences de l'Homme, lors d'une période de développement de recherches sur l'autogestion (conférences internationales de Dubrovnik en 1972 et de Paris en 1977).

          Il succède au Groupe d'étude de l'autogestion (GEA) constitué de manière informelle à la MSH, groupe qui avait mis en place un séminaire de recherche animé par Yvon Bourdet et Joseph Fisera de 1970 à 1985.

          Ayant pour vocation de diffuser les recherches présentées et les recherches proposées auprès des chercheurs et institutions concernés, le Centre a publié dès 1978 un bulletin semestriel d'information plurilingue : Lettre du Cicra/Cicra Newsletter. Il a constitué et régulièrement enrichi un fonds documentaire sur l'autogestion intégré à la Bibliothèque de la FMSH et s'est associé à la Fondation pour la publication de la revue trimestrielle Autogestions, seule revue consacrée à l'analyse de la problématique autogestionnaire dans une perspective pluridisciplinaire et pluraliste.

          Le bureau du conseil d'administration du Cicra était composé de Joseph Fisera (trésorier), Claudie Weill, Jacqueline Pluet (secrétaire) et d'Yvon Bourdet (Président). Olivier Corpet était quant à lui délégué général.

          En 1985, le Cicra et le collectif MAD (Média-autnomie-développement) se regroupèrent en un Centre de recherche et d'intervention sur le développement et l'autonomie (CRIDA) situé à Reid Hall, 4 rue de Chevreuse à Paris.

        • European Network of Work and organizational Psychologists (ENOP) • 1981-2002

          Fondé en 1980, l'ENOP se compose en 2004 de 34 professeurs en psychologie du travail et

          des organisations appartenant à 24 pays d'Europe occidentale et orientale (voir I.3).

          L'adhésion est conditionnée par l'appartenance à une université ou à un organisme de

          recherche académique en psychologie du travail et des organisations. Le programme

          d'activité de l'ENOP est décidé annuellement lors d'une réunion de tous les membres. Un

          comité de coordination (Conseil de l'ENOP), composé de sept membres élus pour deux ans

          se réunit deux fois par an pour assurer le suivi des décisions de la réunion de travail.

          Type : document
        • Université de l'Europe • 1985-2004

          A partir du milieu des années 1980, l'Université de l'Europe eu pour ambition de contribuer à l'édification d'un espace scientifique européen, et ce au-delà du champ des disciplines des SHS . Ce projet fut porté par celle qui en fut son unique Présidente, l'historienne et ancien recteur de l'académie de Paris Mme Hélène Ahrweiler.

      • Type : groupe
        • Cellule de valorisation des Instituts Français de Recherche à l'Étranger (IFRE) • 2004-2011

          Déployé au fil des décennies, le réseau des Instituts français de recherche à l'étranger (Ifre) est constitué de 27 établissements à autonomie financière, implantés dans 37 villes à travers le monde si l'on prend en compte les antennes de certains d'entre eux.

          La plupart de ces Instituts sont maintenant des UMIFRE, Unités mixtes entre le Ministère des Affaires étrangères et européennes et le CNRS. Fruits d'un siècle d'implantations, ils explorent toute la palette des sciences sociales, de l'archéologie à la science politique, de la géographie à l'anthropologie, des humanités aux études juridiques et économiques.

          Au sein de la FMSH, la cellule de valorisation des Ifre a pour objet précisément de favoriser la synergie entre les 27 instituts français de recherche à l'étranger (IFRE), et d'accroître leur visibilité hors de leur zone respective d'influence.

          Type : document
      • Type : groupe
        • Marguerite Pichon-Landry (1878-1972), figure du féminisme français qui s'est notamment investie au Conseil National des Femmes Françaises (CNFF), en fut la présidente de 1932 à 1952.

          Par sa famille, Marguerite Pichon-Landry appartenait à un milieu intellectuel radical-socialiste. Ses soeurs furent également féministes. Très active pendant la guerre de 1914-1918, elle s'est chargée de l'Office de renseignement des familles dispersées et s'est engagée dans le mouvement suffragiste. Elle a aussi participé à la fondation de l'Union fédérale de la consommation.

          Le fonds est constitué non seulement d'archives de Marguerite Pichon-Landry, mais aussi de papiers de son mari et de membres de sa famille.

          Son arrière grand-père François-Timothée Landry (≈ 1769 -1805), officier de marine.

          Son père Timothée Landry (1841-1912), homme de loi devenu procureur de la République à Paris en fin de carrière.

          Ses frères et sœurs:

          Adolphe Landry (1874- Paris, 1956), connu notamment en tant que démographe, nommé plusieurs fois ministre.

          Eugène Landry (1872-1913), homme de lettres,

          Marie Long-Landry (1897-1968), docteur en médecine et première femme à accéder au statut de chef de clinique.

          Lasthénie Thuillier-Landry (1879-1962), docteur en médecine.

Informations bibliographiques

Informations de publication

Déclaration de titre

Titre : Etat général des fonds d'archives conservés par la bibliothèque de la Fondation Maison des sciences de l'homme
Auteur : par Julien Pomart, responsable des Archives de la Fondation Maison des sciences de l'homme

Déclaration de publication

Éditeur : Service archives de la Fondation Maison des sciences de l'homme
Adresse : Paris
Date : 2013-2016

Profil

Création : Instrument de recherche produit au moyen du logiciel Arkhéïa Aide au classement de la société Anaphore sarl, version 8-4.7 du jeudi 23 mars 2017 . Date de l'export : jeudi 1 juin 2017 (17:46 h)
Langue : Instrument de recherche rédigé en Français